Boulos demande au secteur privé de venir en aide aux déplacés des quartiers populaires

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La situation de la population de Martissant et de Fontamara, qui s’est trouvée dans la nécessité d’abandonner les demeures pour échapper à la fureur des gangs armés, provoque indignation et inquiétude chez les haïtiens. Le docteur Réginald Boulos, plus en sa qualité de citoyen que de politicien, se dit être interpellé par cette tragédie dont ses compatriotes sont victimes. Il ne veut pas seulement critiquer et dénoncer, il croit nécessaire d’agir malgré le silence des autorités. En ce sens, Monsieur Boulos a écrit à ses collègues du secteur privé des affaires dans l’objectif de trouver une solution concertée.

Pierre Réginald Boulos, citoyen engagé, a pris acte dans sa correspondance de l’impuissance de la Police à neutraliser les gangs armés et de l’inaction du gouvernement. En l’absence de l’État, le secteur privé doit quand même agir, croit-il. « Nous devons au plus vite entreprendre une grande action humanitaire pour toutes les zones atteintes par cette violence aveugle et tolérée et peut-être même encouragée par le pouvoir », a écrit le patron de Délimart qui dit en appeler à la solidarité des membres du secteur privé des affaires.

Selon Boulos, les milliers d’Haïtiens et d’Haïtiennes, de vieillards, des jeunes et moins jeunes, des enfants voire des nourrissons méritent d’être épaulés car parmi eux, il y a les employés, les clients, les amis, les frères et soeurs qui contribuent quotidiennement au succès des entrepreneurs du secteur privé. Cette solidarité, précise le médecin, doit être comprise en dehors de tout enjeu politique.

Dans ses inquiétudes, Monsieur Boulos invite à ne pas sous-estimer les conséquences possibles de l’établissement de ces bandes armées. Il ne s’agit pas d’une affaire de ghettos, de gens de quartiers populaires car ces hommes armés peuvent paralyser même un département. Ceci dit, Boulos croit que ce serait une illusion de penser que les beaux quartiers seront épargnés et sont à l’abri. Le sécurité étant un problème collectif, les solutions d’ordre privé ne peuvent être que des palliatifs.

L’ heure est grave, estime le docteur. Il faut une remise sur pied de l’État de droit, la population a trop longtemps été victime des gangs armés. À ce problème, une réponse profonde et institutionnelle doit être donnée. Le secteur des affaires doit s’y mettre en vue d’une solution définitive et non cosmétique, avance Boulos. Il espère que le secteur privé des affaires donnera des suites positives à sa demande urgente et nécessaire, vu les tragédies du moment.

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